Trinidad – Le Babalawo

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Trinidad – Babalawo
Je regrette de ne pouvoir mettre que des extraits de notre séance, le film est très long et difficile à monter sans perdre le sens des propos et des gestes du Babalawo.
Il prend le temps de mener à bien la séance et d’expliquer clairement.
Je passerai à la suite d’Anny. Pour moi le rituel sera identique. Assis sur une chaise et pieds nus, j’attendrai les instructions du Babalawo assis à nos pieds.
Pour tout le rituel qu’il va nous faire, nous en avons parlé avec lui, les cubains paient des sommes que nous trouvons démentielles.
La somme que nous avons acceptée après avoir marchandé est tout à fait raisonnable et nous allons pouvoir nous engager sur deux séances, une le soir même et nous prenons un rendez vous pour la deuxième le lendemain matin à 9h00 car il aura besoin de faire des préparations.

Je montrerai d’abord ses instruments, ensuite sa manière de procéder, puis ses analyses.

Qu’allons nous déterminer avec ces séances?
Tout d’abord trouver notre saint protecteur. En l’occurence pour Anny et moi, c’est Orula.
Ensuite nous connaitre mieux par les analyses et prédictions que va lui permettre toute une série de rituels pour lesquelles il utilisera un plateau de bois sculpté couvert d’une fine couche de sable dans lequel il tracera des lignes, un collier de bois et perles, un collier de pierres alternées noires ou claires, ce qui semble être un bois de daim et un verre de rhum.
Pendant la séance, il prendra des notes que nous récupérerons à la fin de la séance et sur lesquelles nous trouverons une notation binaire de 0 er 1.
Il se servira d’un bois de daim pendant la séance et de ce collier aux pierres noires et blanches
Le jet du collier et les faces noires ou blanches des pierres lui feront tracer des séries de traits complexes sur le plateau de sable.
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mai 13, 2007 © Hatuey

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Trinidad – Le Babalawo

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Trinidad – Babalawo.
Notre première vraie rencontre avec la Santeria et un Babalawo
Encore une de ces rencontres que nous faisons, fruit du hasard et de notre disponibilité.
Au retour du Carnaval de Santiago de Cuba, nous nous sommes arrêtés pour une journée et demi à Trinidad que nous commençons à bien connaître et où nous aimons parcourir les ruelles et finir de visiter les monuments.
Nous nous faisons accoster par le Babalawo pour tout autre chose que la Santeria, quelques paroles échangées et j’accepte de le suivre chez lui, où il nous laissera en compagnie de sa femme et de leur petite fille, le temps d’aller me chercher ce que j’allais lui acheter.
( les curieux me demanderont par courrier, je préfère, ici, rester évasif)
Pendant son absence nous faisons connaissance avec sa femme, la petite fille et le dernier né.
Quelques photos avec la petite fille qui nous regarde avec ses grands yeux noirs étonnés.
Dans la maison, il y a des choses que nous voyons qui nous font nous interroger. Tout porte à croire que ces gens sont des adeptes de la Santeria.
Dans des niches sur les murs ou par terre, il y a des choses évidentes. des ossements, une aile d’oiseau, des pots avec des symboles.
L’antre d’un sorcier pour qui ne connaîtrait pas la Santeria
Nous posons la question à l’épouse qui nous informe que son mari est un babalawo, un terme qui pour nous est tout nouveau.
Dans cette religion il est une sorte de prêtre.
Elle nous parle de ses activités, voit que nous sommes attentifs à ces réponses.
Nous n’attendons plus qu’une chose maintenant: le retour de son mari pour aller plus loin.

Nous ne savons pas encore que cette découverte va perturber notre séjour à Trinidad, que nous passerons avec lui un peu plus de trois heures dans la soirée, et nous aurons tous les deux ensuite un rendez vous le matin pour la même durée, qui nous laissera à peine le temps de clore nos valises et nous rafraîchir avant de prendre le bus peu après midi pour rejoindre La Havane.

J’aurai la chance de filmer l’intégralité des séances qui auront lieu au pied du lit du couple.
Le Babalawo ne s’y oppose pas.
Après montage il m’en reste 1H30 d’annonces fascinantes faites par quelqu’un qui ne nous connaissait pas.
Anny pendant cette séance a connu des moments d’émotions quand il lui parlait parfois sans nuances de sa vie, de la maladie, de sa vie professionnelle, de ses relations, de notre propre relation.
http://hatuey.blogs-de-voyage.fr/files/cuba/trinidad/BABALAWO_10.avi
Comme il nous le disait pendant les séances,  » Ce que je vous dis vaut pour le futur,le passé ou le présent »
Je dois avouer que certaines annonces se sont avérées exactes pour nous deux. Certaines ont à peine attendu la fin du séjour pour se réaliser.
Les vidéos qui suivront mélangent plusieurs langues qui nous permettront de communiquer avec le Babalawo et parfois l’aider à nous préciser sa pensée malgré la qualité de son espagnol.
Avec lui nous parlerons anglais ou espagnol.
Parfois Anny qui parle aussi bien l’espagnol que sa langue natale, me traduira en français les expressions du Babalawo qu’elle pense que je ne comprends pas.
Je pense que vous pourrez suivre sans problème sauf les phases de son rituel dans une langue que nous ne sautons pas identifier. Mémoire de langues africaines?
Prêts à m’accompagner pour quelques notes et prédictions?
mai 13, 2007 © Hatuey

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Fonds d’écran.

Téléchargez les fonds d’écran Hatuey

Merci de poursuivre les votes pour ce blog mis à jour régulièrement depuis déjà deux ans avec de nouvelles photos et vidéos pour vous faire voir un tourisme en dehors des pistes balisées par les guides, où nous avons toujours privilégié les rencontres.

Un seul leitmotiv depuis deux ans: privilégier les rencontres et ne pas compter le temps consacré à un pays et à ses habitants, quitte à y revenir.

Quelques problèmes ( ceux qui ont pu me lire et en ont parlé avec moi comprendront) ont perturbé la bonne marche du programme que j’avais établi depuis le 15 avril et que je désirais voir se terminer avec mon dernier voyage à Cuba.
Aussi, je n’évoquerai pour Cuba que le plus marquant. Et pour ceux qui se préparaient à voir mon Carnaval de Santiago de Cuba, je le terminerai avant qu’il ne se déroule en juillet prochain.

 
Wallpaper Hatuey2006.
Wallpaper Hatuey2007

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Avec les ouvriers de Chunkanan

Intégralité du Blog Cuba - Carnet de voyage
Avec les ouvriers de Chunkanan
C’est un dimanche, les ouvriers ne travaillaient pas. Avec eux nous avons encore une fois parcouru le site de l’usine.
Je crois qu’ils étaient fiers de leur entreprise où nous n’avons jamais vu une personne les diriger. Tout semblait s’accomplir dans une parfaite intelligence et un automatisme ancien des gestes de chacun.
Un moment de détente avec les ouvriers, tandis que d’autres poursuivent leur ouvrage et transportent le sisal séché dans le batiment où il sera emballé en attendant d’être vendu
L’ouvrier au regard étrange qui nous fera tresser un bout de corde avant que nous partions de l’hacienda.
En le quittant il refusera l’argent que j’avais plaisir à lui donner pour remercier les gens qui nous avaient accompagnés.
Lui suffisait juste le plaisir de partager un moment ensemble et faire connaitre son activité à des gens qui s’intéressaient à eux.
Avec ces gens rencontrés pendant nos voyages, Anny et moi nous comprenons pourquoi cela nous intéresse plus qu’un tourisme classique. Nous avons souvent de l’émotion à les quitter et à les retrouver. Ce ne sont pas encore des amis, mais quelque chose nous rend proches définitivement.
mai 10, 2007 © Hatuey

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Chunkanan, à l’intérieur du cenote.

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Chunkanan, le Cenote
Ne vous étonnez pas de voir la couleur des chevaux changer sur les photos et les vidéos. Toutes ces photos m’appartiennent bien.
Tout cela est une synthèse de plusieurs années passées à visiter cette hacienda depuis 98 ou 99.
De même notre ami Valerio n’a pas toujours été notre guide, même si à chaque fois nous avons veillé à aller lui rendre visite dans sa maison qui se trouve à l’entrée des champs de l’hacienda.
Nous n’avons pas perdu nos amis français de 2002 non plus.
Il nous est arrivé le plus souvent d’être seuls dans ce 3ème cenote.
Je dois avouer que nous préférons être les seuls à en profiter pour en apprécier le calme, seulement troublé par les chauves souris dont nous troublons l’habitat, la transparence des eaux, les jeux de lumière mouvants sur les parois du dôme qui va nous abriter des rayons du soleil.
En avril qui est une saison sèche quand nous prenons nos vacances, la température est souvent supérieure à 35 degrés. Après les 45 minutes de trajet en truck, le bain qui nous attend, maintenant à l’intérieur du cenote est le bienvenu.
Il faut descendre maintenant une dizaine de mètres plus bas par un étroit passage où chaque fois j’accroche le sac photo et mon trépied. L’échelle rouillée dont nous testions prudemment les barreaux a maintenant été remplacée par des barreaux de bois incrustés dans la roche.
Peut-être trop lisses. Soyons prudents.
Je sais, le tee shirt a changé de couleur pendant la descente, mais je précise que l’image date de novembre 2006.
Je pénètre encore plus profondément dans le gouffre, trouvant déjà un peu d’ombre et une température moins élevée.
Vue depuis le bas du cenote. C’est encore la vieille échelle rasfistolée avec des barreaux de bois noués sur les montants métalliques que nous descendons en 2002
Une animation avec les photos faites à l’intérieur du cenote sous des éclairages différents.
http://hatuey.blogs-de-voyage.fr/wp-content/blogs.dir/1798/files/2007/05/chunkanan_CENOTE002.avi
Bain dans le Cenote
Le toit du dome laisse filtrer la lumière exterieure. Un rayon de soleil se pose sur l’eau et en révèle la transparence, qui nous laisse voir au milieu du cenote les récents éboulements de la voute et de l’énorme stalactite construit autour d’anciennes racines, qui avant joignait le haut du dome et l’eau, ainsi qu’on peut le voir encore sur la vidéo.
mai 9, 2007 © Hatuey

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Chunkanan, en route pour le cenote.

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Hacienda de Chunkanan
La route du cenote.
Direction le 3eme cenote, début du voyage de près de 45 minutes sur des rails sans fin.
Une ancienne photo argentique avec, de dos, Valerio notre premier guide en 98 ou 99.
Ici, avec un couple de français rencontrés au début de nos vacances 2002 au Chiapas, à San Cristobal de las Casas. Nous avons partagé avec eux un taxi qui nous a conduit sur divers sites touristiques, les chutes de Agua Azul, la chute d »eau de Misol ha et Palenque. Nous avons apprécié leur compagnie et comme nous remontions tous à Merida, nous leur avons proposé la découverte du site de Chunkanan.
Je peux vous assurer que cette excursion imprévue a eu sur nos amis le résultat que nous escomptions malgré l’inconfort des trucks.
En route nous croisons d’autres visiteurs.
Comme la voie ferrée est unique, un système de priorite oblige un guide à sortir son truck des rails pour laisser le passage à l’autre.
Là, nous sommes au deuxième cénote, et l espace permet de faire ces déplacements.
Il nous reste à poursuivre notre chemin tout en découvrant la plantation et les alignements de Henequen.
http://hatuey.blogs-de-voyage.fr/wp-content/blogs.dir/1798/files/2007/05/chunkanan_route_des_cenotes003.avi
En route pour le 3 eme cenote
mai 8, 2007 © Hatuey

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Chunkanan, Production du Sisal

Intégralité du Blog Cuba - Carnet de voyage
Chunkanan.
Chunkanan est un petit village maya – peu éloigné de Merida où certains habitants travaillent dans la semaine – sans autre activité que l’exploitation des cultures de henequen d’une hacienda en ruines
On peut y voir encore quelques anciennes maisons mayas typiques derrière les murets de pierres retirées de leurs terrains.
Ville très peu passante, qui ne semble recevoir que quelques rares touristes. Il nous parait étonnant de voir ces « taxis locaux » attendre le client. Les villageois les empruntent pour des courses courtes ou parfois simplement pour aller plus vite au bout de la rue.
Cela n’empêche pas d’avoir dans cette rue un ensemble de panneaux de signalisation
Dont celui ci le « topes », signalement d’un dos d’âne qui prend les formes les plus ingénieuses pour mettre à mal les pneus, les trains avant.
Sa forme n’obéit à aucune règle établie.
En cordes énormes, en ciment, boules de métal, le franchissement en est toujours délicat quand on a eu la chance de voir un de ces panneaux. Je laisse imaginer quand il y a un manque d’attention de la part du conducteur qui l’aperçoit au dernier moment.
Le double « Topes »
Le principal attrait de cette hacienda pour un touriste, c’est la découverte de ses cenotes, des champs où est cultivé le henequen et son usine où sont traitées les feuilles de henequen pour n’en conserver que la fibre que nous connaissons sous le nom de sisal, nom du port mexicain où elle était embarquée.
La propriété compte trois cenotes qui sont ouverts aux visites.

Nous avons pris l’habitude de nous rendre au troisième, le plus éloigné, le plus grand, mais le plus agréable.
Pour y aller nous empruntons un des ces « trucks » , plate forme de bois qui emprunte un réseau de rails, qui servent à transporter les feuilles de henequen au cours d’une des trois récoltes annuelles que permet la croissance de la plante dont la durée de vie, si elle est bien entretenue, peut aller de 15 à 20 ans.

Evolution du truck à Chunkanan au fil du temps
Au fil des années, les ouvriers ont transformé ces trucks pour les rendre plus confortables.
Nous étions au début assis sur ces planches de bois d’où dépassaient d’énormes écrous qui rendaient la visite pénible. Nous avons fini par découvrir une année les nouvelles évolutions du truck avec ses nouvelles banquettes et son toit baché pour protéger les occupants du soleil mexicain.
C’est avec Valerio que nous avons fait notre première visite en 1999. C’est lui qui nous a appris, sur le chemin des cenotes, le travail sur la propriété, l’effort qu’il fallait faire à chaque récolte pour couper les feuilles de henequen pour en faire des fagots de 40 feuilles. Nous le reverrons tous les ans par la suite. En 2006 nous l’avons retrouvé dans ses habit de dirigeant pour gérer un conflit du syndicat d’exploitation des visites avec la ville à qui appartient en fait l’hacienda, les champs et surtout les cenotes, la grosse source de revenus.
Je ne me souviens plus du tarif de la visite, mais nous avons toujours payé bien plus, satisfaits par les services de notre guide Valerio.
http://hatuey.blogs-de-voyage.fr/wp-content/blogs.dir/1798/files/2007/05/chunkanan_hatuey001.avi

En route pour le cenote: 45 minutes de trajet sur un truck tiré par un cheval squelettique qui nous fera traverser la propriété sans en apercevoir toutefois les limites.
mai 7, 2007 © Hatuey

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Chunkanan, Production du Sisal

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Henequen.
« 
Green gold of the Yucatan Peninsula« 
Notre histoire avec l’Hacienda de Chunkanan est assez ancienne.

J’ai retrouvé cette note de voyage qui date d’avant l’invention des blogs, écrite par Anny pour ses amis américains sur Multimania – racheté depuis par Lycos – qui hébergeait nos premiers sites à l’époque.
(21 mars 2001)

Depuis nous y passons régulièrement à chacun de nos voyages dans le Yucatan et avons pu ainsi établir une relation avec les ouvriers qui entretiennent les champs, font visiter les trois cenotes qui se trouvent sur la propriété, et travaillent les feuilles de Henequen pour n’en conserver que la fibre, qui servait autrefois à faire entre autre des cordages pour les bateaux.
La fibre est connue sous le nom de Sisal, qui est le port d’où elle partait pour l’Europe.
Notre premier guide, Valerio, nous aura appris tout de cette plante qui exige beaucoup d’efforts des travailleurs pour rapporter que très peu d’argent.
Mais dans ce village maya très pauvre, loin de tout, il n y a pas d’autre choix pour survivre.

Dans les notes qui suivront vous verrez l’Hacienda et l’usine (une « defibradora ») quand nous l’avons connue, et jusqu’à sa fin, détruite par un des derniers cyclones à avoir traversé le Yucatan.

Beaucoup de photos et vidéos amassées grâce à la gentillesse des ouvriers, heureux de nous montrer cette exploitation dans le détail, jusqu’à nous faire tresser une corde avec le produit final de leur travail: le sisal.
Je ne traduis pas la note. Celles qui suivront avec vidéos et photos la compléteront.

La note date du 21.03.2001, les interviews datent de 1998.
(Note originale sur Lycos)
The following information is guaranteed to be either true, not true, or almost true, as the people of Mayan descent, being of a rather friendly and courteous nature, would rather invent details than disappoint their visitors by saying they don’t know.
The following report is based on conversations with local people during several trips to Chunkanan, which is near the town of  Cuzama, which is near the city of Acanceh, which is not far from Merida in the great state of Yucatan which is found on the central portion of the peninsula of the same name  located in the southeast of the republic of Mexico.
We start our adventure from Chunkanan on a small flatbed of wood, formerlly used to bring the henequen in from the sometimes far-off fields.
Across fields of henequen that are still harvested on a regular basis,we ride on the hard wooden platforms, pulled by a skeletal horse on narrow-gage railraid ties.
As the « campesino » struggles to keep the¨ »truck » on the uneven rails, he talks to me about his town of 50 families or so and explains the production at the hacienda.
The harvest takes place three times a year, he explains.  At this time, the owners of the land will cut from 3 to 5 leaves off each plant.  Some of the greedy ones have cut more, thus killing a plant that has taken 7 years to reach the maturity to be harvested.  A properly cared-for plant will produce for 15 to 20 years.
The « leaves » are gathered together into bunches of 40.  These bunches are then sectioned off into piles of 25, constituting a « millard. »  They will be stacked onto a flatbed like the one we are riding, and taken to the local « casa de maquinas, » the machine house, or fiber-processing factory.
The harvester will be paid according to the net weight of his « defibered » leaves.  Good quality henequen will produce 25 kilos for each « millard, » lower qualities only 22.  At current prices of 4 pesos a kilo, a millard can bring a worker from 88 to 100 pesos.
An average worker harvests about 50 millards off his part of the land in one harvest, thus earning  between 4400 and 5,000 pesos.  There are three harvests in each year, so the average income is around 14,000 for the year– around 1,300 US dollars. 
Owned by a land magnate in colonial times, the factory and much of the land has been redistributed to the local people.  The manager of the factory is elected to a term of 3 years, the current manager has been in charge for 8 years, because everyone thinks  he is « doing a good job. » It is the job of the manager to supervise the plant, hire workers, and find the best buyer for the finished fibers.

At one time the plants were run by steam, so smokestacks are an easy way to spot haciendas from a distance.  Now the machinery is mainly run by gasoline-powered equipment, remniscent of the days before electric lines were brought out to the small towns of Yucatan.
As more leaves are brought in from the fields, the workers struggle to keep up, feeding leaves to the noisy machines and then gathering up the green fibers. 
The waste, a worm sticky green goo, is drained into pits that run away from the factory, while the odiferous solids are carted off in « vagos. » 
mai 5, 2007 © Hatuey

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Xcanatun

Xcanatun.
XCANATUN, une hacienda restaurée où nous aimons revenir.
Elle fera le lien avec mes notes prochaines.
Anciennement son activité consistait à cultiver le Henequen et le traiter pour lui donner sa forme finale.
Maintenant c’est devenu un hotel confortable et calme, idéal avant de prendre l’avion pour retourner en France
A voir sur leur site (ici)
Les Jardins de Xcanatun

Entrée de Xcanatun

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