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Deux images d’un homme qui résument mon attachement à Cuba et aux amitiés qui naissent de nos rencontres.
Entre les deux, trois ans ont passés.
Nous nous faisions une joie de retrouver cet homme, Pedro Alegre Allora, avec lequel nous avions pris une longue série de portraits à Cayo Granma en 2003 que j’avais publiés ici en 2006.
En juillet 2006 juste après le Carnaval de Santiago de Cuba, nous sommes retournés sur l’ilôt avec toutes les photos que nous voulions distribuer, à lui et aux autres habitants dont nous avions fait des portraits.
C’est en pensant à lui dont nous ignorions encore le nom que nous avons décidé à l’avenir de connaitre et citer les noms des personnes que nous rencontrerions au cours de nos prochains voyages.
Nous sommes arrivés une semaine trop tard après qu’il soit mort d’un cancer et c’est en compagnie de sa fille et de Batman, l’homme en noir, qui trois ans auparavant nous poursuivait pour que nous allions manger des langoustes dans son restaurant que nous sommes rendus dans la maison où sa fille nous conviait. Je ne sais pas si je représentais un lien fort avec son père, elle se rapprochait très près de moi, par pudeur peut être je ne l’ai pas pris dans mes bras pour la réconforter.
Une semaine après le décès, cette photo que nous donnions réveillait en elle beaucoup d’émotions, de souvenirs et de gratitude à mon égard.
Chez elle, la famille nous remercia et le beau fils nous ramena cette photo vieille de 25 ans, la dernière.
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Cuba, pure émotion
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Chepe
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Chepe aussi, rencontré dans la rue où nous avions provoqué un attroupement en cherchant des gens et en distribuant nos premières photos. Le vieil homme qui sur sa terrasse nous avait laissés le photographier, un peu plus vieilli et affaibli tient dans ses mains les agrandissements que nous venons de lui donner. Pas sûr que nous le retrouvions l’an prochain. Nous tenons à le reprendre en photo.
Toute cette agitation autour de nous pour notre retour avec des gens que nous ne connaissions pas encore et avec ceux qui nous avaient reconnus créait un climat favorable au contact qui nous a permis de poursuivre facilement nos séries de portraits à Cayo Granma.
Pour la première fois pour m’aider à faire ces portraits, j ‘ai pris avec moi un petit album photo pour montrer aux gens mon travail à Cuba.
Souvent il m’a permis d’obtenir les autorisations des gens, car jamais je ne vole les photos, je préfère m’en priver comme au Chiapas où les indiens les refusaient systématiquement.
J’ai trop envie de croiser ces regards qui acceptent ces moments de complicité avec moi le photographe.
Parfois convaincre prend du temps, mais nous ne sommes pas pressés dans nos voyage.
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Le temps est ce que nous avons le plus à partager.
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Ceux qui lisent ce site depuis sa création savent que nous sommes disponibles et prêts à renoncer à nos plannings pour ces rencontres.
J’aime montrer ces photos qu’Anny fait de moi quand je négocie les accords des gens ou que je les fais poser. Je les découvre souvent le soir quand nous nous montrons nos photos. Prises à mon insu, elles montrent ma manière de travailler avec les gens, et souvent je suis surpris de la facilité des contacts et de la complicité qui s’établit.
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Carnaval de Santiago de Cuba:
avec les enfants
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