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| Il y a parfois des photos difficiles à prendre. Il n’y aurait pas ce visage d’une femme en détresse, réellement désemparée, j ‘aurais pu l’approcher, lui demander son accord et la prendre en photo. Je suis de l’autre coté de la rue. Graphiquement je trouve intéressant ce que je pourrais faire. Cette femme a un visage attirant qu »elle frôle de gestes délicats. Je me bats avec ma conscience, mais j’ai du mal à renoncer. Je vise, je vole l’image, honteux quand même.Ce n’est même pas pour faire un constat de pauvreté dans la région, les indiens travaillent dur pour gagner peu, mais aucun de ceux à qui nous parlons ne se plaint. Elle sera la seule que nous verrons mendier à San Cristobal.Déjà j’imagine le résultat final, soit rehausser les couleurs et les contrastes, soit tenter le noir&blanc et dramatiser. L’argent suffira t’il? Je lui laisse finalement des pesos.Les indiens du Chiapas n’aiment pas trop se laisser prendre en photo, encore moins ceux de San Juan Chamula qui voulaient me retenir pour quelques photos de trop.Mais c’est une autre histoire. |
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Fév262006




