La Havane, amer constat.

La Havane, amer constat.
Une affiche sur une porte qui vante certainement une Révolution heureuse, une jeune fille qui contredit tout cela.
Son environnement le prouve.
Une rue défoncée, des murs sinistrés, des escaliers sombres. Un avenir qu’on a du mal à imaginer heureux.
Et pourtant il y a cet éternel sourire accroché à ces visages cubains.

La jeune fille ne nous regarde même pas passer dans sa rue.
Je prends une première photo, juste pour lui dire mon intérêt, attirer son regard. Pas un mot échangé.
Elle me regarde enfin. Coquetterie que je remarque à peine en faisant ces images, elle relève son tee-shirt. Petite fille cubaine provocante, les mains sur les hanches, elle s’installe sous l’image d’un Fidel rayonnant.
J’ai cette photo symbole de contradictions, sinon d’échec.
Les Cadeaux.
Anny prévoyante lui fait un cadeau qu’elle doit préférer à mon geste silencieux de remerciement et à mon sourire..
La première année je l’avais bien lu… »Emmenez des bics, des crayons, des petits cadeaux« .
Je ne croyais pas que des cadeaux insignifiants pourraient réjouir les enfants cubains et même les parents.
Entre autres cadeaux, elle avait ramené des petites peluches, des jouets achetés dans une solderie, des décalcomanies, des petits savons récupérés dans nos hôtels et bien sûr des bonbons.

La Havane, jeune cubaine


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