Adolfo KAMINSKY (1925 †2023) Surnommé « le Faussaire de Paris », Adolfo Kaminsky est un photographe et résistant argentino-russe naturalisé français, spécialisé dans la fabrication de faux papiers d’identité.
Emplacement et Tombes proches: Division 53, Chemin du Bastion Autour de cette tombe, HEILBUTH, Hugo Henri REIFENBERG, Marcelle VERNIER, Famille RADUSIC, Henri Marie DUCROTAY DE BLAINVILLE
CHAPLIN Charles (1825-1891) Références: Charles Chaplin (peintre) Charles Joshua Chaplin (Les Andelys, Eure, 1825 — Paris, 1891) est un peintre et graveur académique français d’origine mixte: son père John Chaplin était anglais, marchand d’art, et sa mère Olympe Adèle Moisy était française RIVAGE DE BOHÈME. Il ne sera naturalisé français qu’en 1886. Wikipedia Formé à l’École des Beaux-Arts de Paris dès 1841, il entre dans l’atelier de Michel-Martin Drolling et débute au Salon officiel dès 1845, où il exposera jusqu’à la fin de sa vie. RIVAGE DE BOHÈME
Il s’impose rapidement comme le peintre des élégances féminines. Il acquiert une réputation de peintre intimiste de la femme, peignant des jeunes femmes avec un charme rappelant François Boucher, mais avec un plus grand réalisme. Wikipedia Ses portraits, par la fraîcheur de leur coloris et la délicatesse de leurs harmonies en blanc, gris et rose, s’inscrivent dans la tradition des grands portraitistes anglais. Galerie Ary Jan Sa carrière est jalonnée de succès officiels : l’impératrice Eugénie lui achète des toiles et le charge de décorer ses appartements des Tuileries en 1864. RIVAGE DE BOHÈME Il décore également le salon de l’Hémicycle du palais de l’Élysée et l’opéra Garnier. Fr-Academic Il est nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1879, puis Officier en 1881. RIVAGE DE BOHÈME En octobre 1866, il ouvre un atelier réservé aux femmes, au-dessus de son appartement rue de Lisbonne. Wikipedia Parmi ses élèves figurent des noms aujourd’hui célèbres : Mary Cassatt et Louise Abbéma. Fr-Academic qui ont étudié également avec Jean Jacques HENNER
Lien avec le Père-Lachaise : mort le 20 janvier 1891, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (52e division), et sa tombe a été réalisée par le sculpteur Denys Puech. Wikipedia Sculpteur: Denys Puech né Pierre Denis Puech Wikipedia: Denys Puech Un article dans « Les Temps Modernes » M. Puech est né sous une étoile propice ; la fée du succès l’a touché au berceau. Dès son début au Salon il a su captiver les regards. C’est que sa manière, très française, est faite d’élégance, d’ingéniosité et de savoir. Héritier des Pajou, des Pigalle et des Clodion, il excelle à rendre les tendresses, les élégances, les juvénilités du nu féminin. Au peintre des Grasses et des roses il fallait te sculpteur de la grâce. M. Puech était tout qualifié pour exécuter le monument funéraire de Charles Chaplin. Sur le thème idéal créé par Chapu pour le tombeau de Regnault, il a modulé une variation exquise, dont les développements sont bien à lui. La Peinture, sous les traits d’une blonde jeune fille, – elle est blonde, je vous l’affirme, – sort à demi de la stèle de marbre comme une apparition, cl son regard s’élève vers la figure du peintre qui surgit au-dessus d’elle. Voilà à peu près le sujet. Il est subtil, inquiétant et un peu trop pictural. Mais M. Puech en a franchi les écueils avec une dextérité surprenante. La tête de Chaplin est un vrai portrait, d’une ressemblance obsédante, et l’on songe involontairement au décapité parlant ; pourtant le travail en est si délicat, si moelleux, si choisi ! De même le modelé de la jeune fille. Le moyen de résister à une telle séduction ! Le bras, la chute du dos, la jambe, tout cela n’est qu’une caresse. Je vous le dis, en vérité, M. Puech est né sous une heureuse étoile. Et puis il est du Midi, d’un Midi qui n’est pas très loin de Toulouse, et tout réussit aux gens du Midi.
• « Jean Baptiste Joseph Fourier est un mathématicien et physicien français, né le 21 mars 1768 à Auxerre et mort le 17 mai 1830 à Paris. Il est connu pour avoir déterminé par le calcul la diffusion de la chaleur, en utilisant la décomposition d’une fonction périodique en une série trigonométrique, qui sous certaines conditions, converge vers la fonction. Il est aussi l’un des premiers à avoir évoqué la notion d’effet de serre pour l’atmosphère terrestre. Joseph Fourier a donné son nom aux séries de Fourier, un outil mathématique fondamental pour l’étude des fonctions périodiques et utilisé aussi pour la résolution de certaines équations aux dérivées partielles, et aux intégrales de Fourier, leur extension aux fonctions non périodiques. » Wikipedia
• FOURIER Jean-Baptiste-Joseph, Baron (1768-1330). Géomètre, Ancien Préfet de l’Isère, Membre de l‘Académie Française, Membre de l’Académie des Sciences (18a Division, 1re ligne, U, 24). Le Cimetière du Père-Lachaise Moiroux.
• FOURIER (Jean-Baptiste-Joseph, baron), physicien, mathématicien, préfet de l’Isère, membre de l’Académie française et de l’Académie des Sciences, né à Auxerre le 21 mars 1768, décédé à Paris le 16 mai 1830. Buste en plâtre bronzé (H. 0.50). Signé : Fessard, 1830. (18 div.) La sculpture dans les cimetières de Paris. Jouin
L’oeuvre: Buste en platre bronzé réalisée par Fessard
Anciennement c’était le buste de Chaussier qui occupait la niche avant son remplacement par une réplique du buste de Fourier
Emplacement: Sur le Rond-point Casimir-Perier dans la division 18 GPS: Google maps
Description du monument par Moiroux. JEAN-ALEXANDRE-JOSEPH (1831-1900). Statuaire et Peintre, Elève de Jouffroy, Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, Membre de l’Académie des Beaux-Arts. Concession gratuite par Arrêté Préfectoral du 28 septembre 1900. Haut-relief en marbre, par Marqueste (4e Division, 1re ligne, Y, 17).
Nom officiel : Monument des Travailleurs Municipaux
Localisation : Cimetière du Père-Lachaise, Division 71
Emplacement précis : Rond-point des Travailleurs Municipaux (anciennement Carrefour Michelet)
Accès : Situé entre les divisions 47, 48, 49, 52, 53, 54, 70 et 71
Environnement immédiat : Au centre » du Rond-point entre chapelle de Salvage de Faverolles (1785-1854), chapelle de Charles de Morny (1811-1865) et le monument de l’historien Jules Michelet (1798-1874)
Monument des Travailleurs MunicipauxMonument des Travailleurs MunicipauxMonument des Travailleurs Municipaux
II. CONTEXTE HISTORIQUE ET CRÉATION
Genèse du projet (1883-1892)
Le monument s’inscrit dans une série d’initiatives commémoratives de la Ville de Paris pour honorer ses agents victimes du devoir :
4 mai 1883 : Inauguration du monument aux sapeurs-pompiers au cimetière du Montparnasse
8 juillet 1886 : Inauguration du monument aux agents de police au cimetière du Montparnasse
1892 : Adoption par le Conseil municipal d’une délibération pour la construction d’un monument destiné aux ouvriers municipaux décédés dans leur service
Initiative syndicale
La proposition fait suite à la pétition de Louis-Auguste Vorbe au nom de la Chambre syndicale des ouvriers égoutiers de la Ville, relayée par Adolphe Patenne au nom de la Commission du travail du Conseil municipal.
Changement de localisation
Le projet initial prévoyait d’ériger le monument au cimetière du Montparnasse, aux côtés des monuments similaires. Ce premier projet est abandonné en 1895, jugé de proportion trop restreinte et ne répondant pas à l’ambition artistique du Conseil municipal.
III. RÉALISATION DU MONUMENT
Décisions officielles
19 juin 1896 : Le Conseil municipal approuve la construction du monument dans la limite d’une dépense de 35 000 francs
29 décembre 1896 : Confie la réalisation à l’architecte Charles-André Duprez et alloue 6 000 francs au sculpteur Denys Puech pour la réalisation d’une figure allégorique
L’architecte : Charles-André Duprez
Monument des Travailleurs Municipaux
Architecte parisien chargé de la conception architecturale du monument. Le projet nécessite le déplacement de quatre sépultures pour améliorer l’accès aux divisions jointives.
Le sculpteur : Denys Puech (1854-1942)
Biographie :
Né le 2 décembre 1854 à Gavernac (commune de Bozouls, Aveyron)
Décédé le 9 décembre 1942 à Rodez (Aveyron)
Issu d’une famille d’agriculteurs très modestes
Formation à l’École des Beaux-Arts de Paris (ateliers de François Jouffroy, Alexandre Falguière et Henri Chapu)
Prix de Rome en 1884 avec « Mézence blessé »
Directeur de la Villa Médicis de 1921 à 1933
Sculpteur académique de renom, portraitiste des célébrités de la IIIe République
Œuvres principales :
Monuments à Sainte-Beuve et Leconte de Lisle (Jardin du Luxembourg, Paris)
Monument à Francis Garnier (Place Camille-Jullian, Paris, 1898)
Monument à Jules Simon (Place du Guatemala, Paris, 1903)
Monument à Gavarni (Place Saint-Georges, Paris, 1911)
Nombreux bustes de personnalités (Jules Ferry, Émile Loubet, etc.)
Chronologie de construction
Novembre 1899 : Construction du monument terminée
10 décembre 1899 : Premières inhumations (Bravard et Étevenon)
1901 : Approbation du transfert des restes des ouvriers égoutiers
24 septembre 1901 : Transfert des dépouilles des égoutiers Deloy, Lenfant, Marcourt et Puisségur
1904 : Remise en état du monument et ajout de l’inscription « Aux travailleurs municipaux, la ville de Paris »
1906 : La sépulture devient également monument du souvenir avec l’inscription « À la mémoire de ses serviteurs victimes du devoir, la ville de Paris »
IV. DESCRIPTION ARCHITECTURALE ET ARTISTIQUE
Structure générale
Matériau principal : Pierre d’Euville
Hauteur de l’obélisque : 5 mètres
Composition : Obélisque surmontant un piédestal, entouré de quatre coffrets dont l’un présente l’entrée du caveau
Disposition : Ensemble formant une croix, inscrit au centre d’un soubassement circulaire garni de plantations
La statue allégorique de Denys Puech
Représentation : Femme drapée assise sur un vaisseau symbolique (la nef municipale)
Symbolique : Allégorie de la Ville de Paris et de la Douleur
Éléments caractéristiques :
Couronne en forme de muraille surmontant sa tête (représentation traditionnelle des villes)
Voile de deuil transparent couvrant le visage
Main gauche tenant deux couronnes d’immortelles (symbole de mémoire éternelle)
Bras droit recouvert de deux longues palmes (symbole de victoire et de martyre)
Éléments décoratifs
Face avant du piédestal : Armes de la Ville de Paris
Entrée du caveau : Cantonnée de couronnes de laurier (signe de valeur et de reconnaissance)
Au-dessus de l’entrée : Fleur de pensée, symbolisant le souvenir et la méditation
Structure souterraine
À l’origine, la sépulture se compose de trois caveaux disposés en triangle (un dans la partie postérieure et deux autres sur les côtés), reliés par une galerie circulaire en pierre.
V. FONCTION ET OBJECTIFS
Double objectif de la Ville de Paris
1. Objectif philanthropique et républicain
Témoigner de l’esprit républicain en rendant hommage aux serviteurs de la collectivité, quelle que soit leur fonction. Reconnaissance officielle de la valeur du travail municipal et du sacrifice des agents.
2. Objectif urbanistique et économique
Aménagement et embellissement du Carrefour Michelet, situé dans un emplacement prestigieux entre plusieurs chapelles notables. Faciliter la vente des terrains restant à concéder dans cette partie du cimetière.
Double fonction commémorative (depuis 1906)
Sépulture : Pour les agents municipaux inhumés dans le caveau
Monument du souvenir : Pour commémorer la mémoire de personnes qui n’y sont pas inhumées
VI. LES TRAVAILLEURS INHUMÉS
Nombre total : 78 noms gravés sur l’obélisque
Période couverte : Décès entre 1891 et 1985
Genre : Exclusivement des hommes
Métiers représentés
Le monument représente la diversité des métiers municipaux de la fin du XIXe et du XXe siècle :
Ajusteurs
Bûcherons-élagueurs
Cantonniers
Charretiers
Cochers
Conducteurs d’automobile
Égoutiers (profession particulièrement honorée, à l’origine de la pétition)
Fontainiers
Jardiniers
Instituteurs
Machinistes
Manœuvres à l’usine des eaux
Paveurs
Porteurs des Pompes funèbres
Sauveteurs
Surveillants d’entrepôts et de chantiers du métro
VII. SIGNIFICATION HISTORIQUE ET SOCIALE
Un monument pionnier
Premier monument dédié aux ouvriers municipaux en France, témoignant de la reconnaissance officielle du travail manuel et des métiers populaires par la République.
Symbole républicain
Incarne les valeurs républicaines d’égalité et de fraternité en honorant les travailleurs modestes au même titre que les grands hommes. Reconnaissance de la dignité de tous les métiers au service de la collectivité.
Témoignage syndical
Résultat direct d’une action syndicale, démontrant le poids grandissant des organisations ouvrières dans la société française de la fin du XIXe siècle.
Mémoire des métiers disparus
Archive vivante des professions municipales de la Belle Époque, dont beaucoup ont disparu ou se sont transformées (cochers, charretiers, fontainiers, etc.).
CONCLUSION
Le Monument aux Travailleurs Municipaux du Père-Lachaise constitue un témoignage remarquable de l’évolution sociale de la IIIe République. Par son emplacement prestigieux, sa qualité artistique et sa portée symbolique, il élève les travailleurs modestes au rang des grands hommes, incarnant l’idéal républicain d’égalité et de reconnaissance du mérite.
Œuvre conjuguée de l’architecte Charles-André Duprez et du sculpteur académique Denys Puech, ce monument allie excellence artistique et fonction commémorative, tout en servant d’instrument urbanistique pour valoriser un emplacement stratégique du cimetière.
Aujourd’hui encore, le monument demeure un lieu de mémoire actif, perpétuant le souvenir de 78 agents municipaux décédés en service entre 1891 et 1985, et symbolisant la reconnaissance éternelle de la Ville de Paris envers tous ses serviteurs victimes du devoir.
Description dans Jouin: « Chapal (Famille). • Georges, 16 mai 1871 10 juin 1871. • Antoine, 7 mars 1802 8 février 1873. • Clotilde née Aujogue, 22 février 1823 j 27 janvier 1891. Tombeau surmonté d’une statue en fonte (H. 1 mos) : une jeune femme voilée, la tête inclinée dans l’attitude de la douleur, pose la main gauche sur une table de marbre sur laquelle sont fixées des plaques en bronze où on lit les noms et les dates ci-dessus mentionnés. Dans la main droite est une couronne d’immortelles en bronze ; à la gauche de la figure, une urne funéraire, recouverte d’un voile, est décorée d’une tête d’ange. Le tombeau a été érigé d’après les dessins de J. Lecreux, architecte. ( 4e div.)« ►Une plaque manque cite Gaston CHAPAL (22 Janvier 1869 – 12 Septembre 1921.
[En cours] Jean-Auguste BARRE (Sculpteur). Alfred de MUSSET, poète, membre de l’Académie française, né à Paris le 11 décembre 1810, décédé dans la même ville le 2 mai 1857. Le monument: Édicule formant abri à sa partie supérieure. Au centre est placé le buste en marbre du poète (H. 0m 55). Signé : A. Barre 1855. Au-dessous du buste sont sculptées une lyre et des palmes entrelacées. Sur le soubassement on lit ce début de Lucie : Mes chers amis, quand je mourrai, Plantez un saule au cimetière, J’aime son feuillage éploré ; La pâleur m’en est douce et chère, Et son ombre sera légère A la terre où je dormirai Le monument, élevé sur les dessins de A.-A. JAL, architecte, a été gravé par Obermayer.. (4e div. 1ère section.)
[En Cours] Arsène Houssaye, né François Arsène Housset le 28 mars 1814 à Bruyères-et-Montbérault (Aisne) et mort le 26 février 1896 à Paris (8e arrondissement), est un homme de lettres français. Il est également connu sous le pseudonyme d’Alfred Mousse (Wikipedia)
André Justin LABUSSIÈRE (1890-1914) Elève architecte à l’école des Beaux-Arts, caporal au 272e régiment d’infanterie (272e RI), mort pour la France le 11-11-1914. La tombe est ornée d’un bas-relief de bronze signé Henri Coutheillas