[En Cours]
Elisabeth COULSON, Mme STREAN (1802-1880)
Monument néo gothique surmonté de 4 statues par Graffin. Division 26.







[En Cours]
Elisabeth COULSON, Mme STREAN (1802-1880)
Monument néo gothique surmonté de 4 statues par Graffin. Division 26.







[En cours]
Références:
– Jacques Léonard Clément-Thomas
– Claude-Martin Lecomte
– Commune de Paris Wikipedia.org/ Commune de Paris

Généraux Lecomte & Clément-Thomas — Les premiers morts de la Commune

Le général Claude-Martin Lecomte (1817–1871)
Né le 8 septembre 1817 à Thionville, saint-cyrien de la promotion de la Comète (1835–1837), Lecomte est promu colonel en août 1865 et commandait en second le Prytanée militaire de La Flèche en 1869. Général de brigade en 1870, il combattit dans l’armée du Nord sous Faidherbe, prenant part aux batailles d’Amiens, de Saint-Quentin et de Pont-Noyelles.
Le 18 mars 1871, le gouvernement de Thiers le charge de récupérer les canons de Montmartre que la Garde nationale y avait amenés lors de l’entrée des Prussiens dans Paris. Après s’en être emparé, il attend vainement les attelages pour emporter les pièces. Cerné par une foule opposée au départ des canons, il donne l’ordre de tirer. Ses soldats mettent la crosse en l’air, fraternisent avec les habitants et le font prisonnier. Selon Lissagaray, le Comité de vigilance de Montmartre avait émis un ordre pour assurer sa protection en vue d’un jugement, mais l’ordre arriva trop tard. Lecomte fut fusillé malgré les efforts de Clemenceau, alors maire du 18e arrondissement.

Le général Jacques Léonard Clément-Thomas (1809–1871)
Né le 31 décembre 1809 à Libourne (Gironde), républicain de la vieille roche, il entre dans l’armée comme volontaire à vingt ans. Sous-officier au 9e cuirassiers, il est compromis dans plusieurs complots républicains pendant la monarchie de Juillet, condamné à la déportation, puis parvient à s’enfuir de la prison Sainte-Pélagie. Exilé en Angleterre, il rentre en France après l’amnistie de 1837 et collabore au journal Le National.
Élu député de la Gironde à l’Assemblée constituante de 1848, il commande la Garde nationale de la Seine qui réprime durement les ouvriers révoltés lors du soulèvement de juin 1848 — ce qui lui vaudra une réputation de « fusilleur » tenace dans la mémoire populaire. Il s’oppose au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte en décembre 1851 et s’exile en Belgique puis au Luxembourg. Revenu à Paris après la proclamation de la République en septembre 1870, il est nommé commandant en chef de la Garde nationale de la Seine pendant le siège, et participe à la désastreuse sortie de Buzenval du 20 janvier 1871, avant de démissionner le 14 février.

Le 18 mars 1871, rue des Rosiers
Le jour du soulèvement, habillé en civil, Clément-Thomas repère les plans des barricades de Montmartre. Reconnu par la foule, il est immédiatement arrêté. Moins d’une heure après, les deux généraux sont jugés sommairement et condamnés à mort pour avoir tiré sur le peuple, puis fusillés dans le jardin de la rue des Rosiers — aujourd’hui rue du Chevalier-de-la-Barre.
La légende qui les représente fusillés « dans les règles » par un peloton d’exécution est une fabrication : elle repose sur un photomontage mis en scène après coup par le photographe Eugène Appert, dans lequel les têtes des généraux ont été rapportées sur des corps de comédiens.

La tombe au Père-Lachaise
L’Assemblée nationale et le président du Conseil font ériger une sépulture commémorative dans l’avenue principale du Père-Lachaise, division 4. Le monument, haut de 6 mètres, est dû à l’architecte Georges Ernest Coquart (1831–1902) et orné d’une statue de La Patrie signée du sculpteur Louis Léon Cugnot (1835–1894). Il porte gravée la loi du 26 mars 1871, qui déclare l’assassinat des deux généraux « deuil public » et ordonne l’érection du monument aux frais de l’État.

Emplacement:
Avenue Principale dans la Division 04
Tombes Proches:

Adolfo KAMINSKY (1925 †2023)
Surnommé « le Faussaire de Paris », Adolfo Kaminsky est un photographe et résistant argentino-russe naturalisé français, spécialisé dans la fabrication de faux papiers d’identité.

Références:
• Adolfo Kaminsky : les rues de Paris en 1950
• Adolfo Kaminsky. Faussaire et photographe
• La vie passionnante du résistant Adolfo Kaminsky, photographe et faussaire de génie
• Adolfo Kaminsky. Faussaire et photographe
• Un livre: Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire de sa fille Sarah Kaminsky (Livre de Poche)


Emplacement et Tombes proches:
Division 53, Chemin du Bastion
Autour de cette tombe, HEILBUTH, Hugo Henri REIFENBERG, Marcelle VERNIER, Famille RADUSIC, Henri Marie DUCROTAY DE BLAINVILLE




CHAPLIN Charles (1825-1891)
Références: Charles Chaplin (peintre)
Charles Joshua Chaplin (Les Andelys, Eure, 1825 — Paris, 1891) est un peintre et graveur académique français d’origine mixte: son père John Chaplin était anglais, marchand d’art, et sa mère Olympe Adèle Moisy était française RIVAGE DE BOHÈME.
Il ne sera naturalisé français qu’en 1886. Wikipedia
Formé à l’École des Beaux-Arts de Paris dès 1841, il entre dans l’atelier de Michel-Martin Drolling et débute au Salon officiel dès 1845, où il exposera jusqu’à la fin de sa vie. RIVAGE DE BOHÈME



Il s’impose rapidement comme le peintre des élégances féminines. Il acquiert une réputation de peintre intimiste de la femme, peignant des jeunes femmes avec un charme rappelant François Boucher, mais avec un plus grand réalisme. Wikipedia
Ses portraits, par la fraîcheur de leur coloris et la délicatesse de leurs harmonies en blanc, gris et rose, s’inscrivent dans la tradition des grands portraitistes anglais. Galerie Ary Jan
Sa carrière est jalonnée de succès officiels : l’impératrice Eugénie lui achète des toiles et le charge de décorer ses appartements des Tuileries en 1864. RIVAGE DE BOHÈME
Il décore également le salon de l’Hémicycle du palais de l’Élysée et l’opéra Garnier. Fr-Academic
Il est nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1879, puis Officier en 1881. RIVAGE DE BOHÈME
En octobre 1866, il ouvre un atelier réservé aux femmes, au-dessus de son appartement rue de Lisbonne. Wikipedia
Parmi ses élèves figurent des noms aujourd’hui célèbres : Mary Cassatt et Louise Abbéma. Fr-Academic qui ont étudié également avec Jean Jacques HENNER
Lien avec le Père-Lachaise : mort le 20 janvier 1891, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (52e division), et sa tombe a été réalisée par le sculpteur Denys Puech. Wikipedia
Sculpteur: Denys Puech né Pierre Denis Puech
Wikipedia: Denys Puech
Un article dans « Les Temps Modernes »
M. Puech est né sous une étoile propice ; la fée du succès l’a touché au berceau. Dès son début au Salon il a su captiver les regards. C’est que sa manière, très française, est faite d’élégance, d’ingéniosité et de savoir. Héritier des Pajou, des Pigalle et des Clodion, il excelle à rendre les tendresses, les élégances, les juvénilités du nu féminin. Au peintre des Grasses et des roses il fallait te sculpteur de la grâce. M. Puech était tout qualifié pour exécuter le monument funéraire de Charles Chaplin. Sur le thème idéal créé par Chapu pour le tombeau de Regnault, il a modulé une variation exquise, dont les développements sont bien à lui. La Peinture, sous les traits d’une blonde jeune fille, – elle est blonde, je vous l’affirme, – sort à demi de la stèle de marbre comme une apparition, cl son regard s’élève vers la figure du peintre qui surgit au-dessus d’elle. Voilà à peu près le sujet. Il est subtil, inquiétant et un peu trop pictural. Mais M. Puech en a franchi les écueils avec une dextérité surprenante. La tête de Chaplin est un vrai portrait, d’une ressemblance obsédante, et l’on songe involontairement au décapité parlant ; pourtant le travail en est si délicat, si moelleux, si choisi ! De même le modelé de la jeune fille. Le moyen de résister à une telle séduction ! Le bras, la chute du dos, la jambe, tout cela n’est qu’une caresse. Je vous le dis, en vérité, M. Puech est né sous une heureuse étoile. Et puis il est du Midi, d’un Midi qui n’est pas très loin de Toulouse, et tout réussit aux gens du Midi.


Emplacement:
Division 53, Chemin du Bastion

Tombes proches:
Delpech, Leclert, Lüer, DELAVIGNE Casimir, DELACROIX Eugene, BULOZ François, Duc de MORNY, Salvage, Delphine de Cambaceres, Balzac, Zénaïde DOLGOROUKY.

Références:
• https://francearchives.gouv.fr/fr/pages_histoire/82591565
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Fourier
• « Jean Baptiste Joseph Fourier est un mathématicien et physicien français, né le 21 mars 1768 à Auxerre et mort le 17 mai 1830 à Paris.
Il est connu pour avoir déterminé par le calcul la diffusion de la chaleur, en utilisant la décomposition d’une fonction périodique en une série trigonométrique, qui sous certaines conditions, converge vers la fonction. Il est aussi l’un des premiers à avoir évoqué la notion d’effet de serre pour l’atmosphère terrestre.
Joseph Fourier a donné son nom aux séries de Fourier, un outil mathématique fondamental pour l’étude des fonctions périodiques et utilisé aussi pour la résolution de certaines équations aux dérivées partielles, et aux intégrales de Fourier, leur extension aux fonctions non périodiques. » Wikipedia
• FOURIER Jean-Baptiste-Joseph, Baron (1768-1330).
Géomètre, Ancien Préfet de l’Isère, Membre de l‘Académie Française, Membre de l’Académie des Sciences (18a Division, 1re ligne, U, 24). Le Cimetière du Père-Lachaise Moiroux.
• FOURIER (Jean-Baptiste-Joseph, baron), physicien, mathématicien, préfet de l’Isère, membre de l’Académie française et de l’Académie des Sciences, né à Auxerre le 21 mars 1768, décédé à Paris le 16 mai 1830.
Buste en plâtre bronzé (H. 0.50). Signé : Fessard, 1830. (18 div.) La sculpture dans les cimetières de Paris. Jouin
L’oeuvre: Buste en platre bronzé réalisée par Fessard



Anciennement c’était le buste de Chaussier qui occupait la niche avant son remplacement par une réplique du buste de Fourier




Emplacement:
Sur le Rond-point Casimir-Perier dans la division 18
GPS:
Google maps
Les Tombes proches:
Champollion, Monge, Casimir Perier, Moreau-Vauthier, Bashung, Higelin, Crussol, Rouxel, Tetard.


[En Cours]


[En cours ]Références:
• Moiroux: »WIIITCOMB (Adolphus Carter), né le 26 février 1827, décédé le 5 octobre 1888, et Félicité-Denise LESUEUR, veuve Vion, née le Io juillet 1818, décédée le 19 janvier 1891.
Sur la paroi du fond d’une chapelle est placé un médaillon d’homme, en plâtre (Diam. om 48).
Dans l’angle droit de la chapelle est une statue de femme, debout, en marbre blanc (grandeur nature). Elle a le bras droit levé; la main tient une fleur qu’elle semble offrir au personnage représenté sur le médaillon.
La chapelle a été construite sur les dessin de M. Salvan, architecte. (91e Div.)«
• Mémoire des Hommes:https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr/
Chapelle de la Famille WHITCOMB
Derriere les portes vitrées de la chapelle, une statue de femme en marbre, des vitraux et sur les murs de la chapelle les plaques commémoratives des défunts de la famille.
• WHITCOMB Adolphus Carter (1827 †1888)
Hancock New Hampshire USA
Epitaphe: »Je suis la résurrection et la vie Celui qui croit en moi vivra Quand même il serait mort » Saint Jean Chap XI v.25″
• WHITCOMB Adolphe Armand Abel (1880 †1914)
Conseiller Général des Landes
Lieutenant de Réserve d’Etat-Major
Mort pour la France. Tué glorieusement le 05/09/1914 dans la Bataille de la Marne à Iverny.
110e régiment d’infanterie (110e RI)
Epitaphe: Essaie XLI 10 « Ne crains point car je suis avec toi »
• WHITCOMB Louise (1915 †1999)
Epitaphe: « Je te bénirai … Tu seras une source de bénédiction » Genèse 12-2
• WHITCOMB Marguerite née THURET (1884 †1952)
Epitaphe: « Venez à moi vous tout ce qui êtes fatigués et chargés et je vous soulagerai…
Et vous trouverez le repos de nos âmes » St Matthieu Ch.II v.28 & 29







Emplacement:
Dans la Division 91 sur l’Avenue Aguado
Tombes proches:
Albouze Servieres Coutouly Derepas Familles, Bucourt, CHARLET-REYJAL Maurice, Christ, FANIEL Mme, KORB Ginette (1924-2019), LEMARQUE Francis, MASSONAUD Louis Adrien, Massonaud, MONTAND Yves, PESCIA SIVIGNON Famille, SIGNORET Simone, VERAZZI Joséphine, WHITCOMB Adolphus Carter (1827 †1888)

Jean Alexandre Joseph FALGUIERE (1831-1900)
Description du monument par Moiroux.
JEAN-ALEXANDRE-JOSEPH (1831-1900). Statuaire et Peintre, Elève de Jouffroy, Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, Membre de l’Académie des Beaux-Arts.
Concession gratuite par Arrêté Préfectoral du 28 septembre 1900.
Haut-relief en marbre, par Marqueste (4e Division, 1re ligne, Y, 17).
Références:
Wikipedia: Falguière

La tombe se trouve à coté la tombe du Sergent Ignace HOFF, une oeuvre de BARTHOLDI.




Sur le coté gauche du haut-relief, 3 reproductions d’oeuvres de Falguière:
• Immédiatement à gauche « La Femme au Paon » [Musée des Augustins, Toulouse]
• le Vainqueur du combat de coq [Musée d’Orsay https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/le-vainqueur-au-combat-de-coqs-16059]
• Sur la tranche gauche de la stèle: Diane [https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Alexandre_Falgui%C3%A8re_-Diane–Mus%C3%A9e_des_Augustins-_RA_959.jpg]
Au pied du haut-relief, les instruments du peintre et sculpteur sur palme, palette, burin et masse.

A l’avant du haut-relief une réplique d’une oeuvre de Falguière exposée au Musée d’Orsay: Tarcisus, martyr chrétien.



Emplacement:
Division 04, Avenue Principale
Tombes proches:
BALLAND SEJOURNE VESQUES Familles, BOURDENET Marie Clarisse Augustine dite Bourdeney, CARRIES Jean, CHAPAL Antoine, CHAPAL Famille, CHAPAL Georges Antoine, HOFF Ignace, HOFF Sergent, LACAZE-POMMIER.


Nom officiel : Monument des Travailleurs Municipaux
Localisation : Cimetière du Père-Lachaise, Division 71
Emplacement précis : Rond-point des Travailleurs Municipaux (anciennement Carrefour Michelet)
Accès : Situé entre les divisions 47, 48, 49, 52, 53, 54, 70 et 71
Environnement immédiat : Au centre » du Rond-point entre chapelle de Salvage de Faverolles (1785-1854), chapelle de Charles de Morny (1811-1865) et le monument de l’historien Jules Michelet (1798-1874)



Le monument s’inscrit dans une série d’initiatives commémoratives de la Ville de Paris pour honorer ses agents victimes du devoir :
La proposition fait suite à la pétition de Louis-Auguste Vorbe au nom de la Chambre syndicale des ouvriers égoutiers de la Ville, relayée par Adolphe Patenne au nom de la Commission du travail du Conseil municipal.
Le projet initial prévoyait d’ériger le monument au cimetière du Montparnasse, aux côtés des monuments similaires. Ce premier projet est abandonné en 1895, jugé de proportion trop restreinte et ne répondant pas à l’ambition artistique du Conseil municipal.
19 juin 1896 : Le Conseil municipal approuve la construction du monument dans la limite d’une dépense de 35 000 francs
29 décembre 1896 : Confie la réalisation à l’architecte Charles-André Duprez et alloue 6 000 francs au sculpteur Denys Puech pour la réalisation d’une figure allégorique

Architecte parisien chargé de la conception architecturale du monument. Le projet nécessite le déplacement de quatre sépultures pour améliorer l’accès aux divisions jointives.
Biographie :
Œuvres principales :
Novembre 1899 : Construction du monument terminée
10 décembre 1899 : Premières inhumations (Bravard et Étevenon)
1901 : Approbation du transfert des restes des ouvriers égoutiers
24 septembre 1901 : Transfert des dépouilles des égoutiers Deloy, Lenfant, Marcourt et Puisségur
1904 : Remise en état du monument et ajout de l’inscription « Aux travailleurs municipaux, la ville de Paris »
1906 : La sépulture devient également monument du souvenir avec l’inscription « À la mémoire de ses serviteurs victimes du devoir, la ville de Paris »
Matériau principal : Pierre d’Euville
Hauteur de l’obélisque : 5 mètres
Composition : Obélisque surmontant un piédestal, entouré de quatre coffrets dont l’un présente l’entrée du caveau
Disposition : Ensemble formant une croix, inscrit au centre d’un soubassement circulaire garni de plantations
Représentation : Femme drapée assise sur un vaisseau symbolique (la nef municipale)
Symbolique : Allégorie de la Ville de Paris et de la Douleur
Éléments caractéristiques :
Face avant du piédestal : Armes de la Ville de Paris
Entrée du caveau : Cantonnée de couronnes de laurier (signe de valeur et de reconnaissance)
Au-dessus de l’entrée : Fleur de pensée, symbolisant le souvenir et la méditation
À l’origine, la sépulture se compose de trois caveaux disposés en triangle (un dans la partie postérieure et deux autres sur les côtés), reliés par une galerie circulaire en pierre.
1. Objectif philanthropique et républicain
Témoigner de l’esprit républicain en rendant hommage aux serviteurs de la collectivité, quelle que soit leur fonction. Reconnaissance officielle de la valeur du travail municipal et du sacrifice des agents.
2. Objectif urbanistique et économique
Aménagement et embellissement du Carrefour Michelet, situé dans un emplacement prestigieux entre plusieurs chapelles notables. Faciliter la vente des terrains restant à concéder dans cette partie du cimetière.
Nombre total : 78 noms gravés sur l’obélisque
Période couverte : Décès entre 1891 et 1985
Genre : Exclusivement des hommes
Le monument représente la diversité des métiers municipaux de la fin du XIXe et du XXe siècle :
Premier monument dédié aux ouvriers municipaux en France, témoignant de la reconnaissance officielle du travail manuel et des métiers populaires par la République.
Incarne les valeurs républicaines d’égalité et de fraternité en honorant les travailleurs modestes au même titre que les grands hommes. Reconnaissance de la dignité de tous les métiers au service de la collectivité.
Résultat direct d’une action syndicale, démontrant le poids grandissant des organisations ouvrières dans la société française de la fin du XIXe siècle.
Archive vivante des professions municipales de la Belle Époque, dont beaucoup ont disparu ou se sont transformées (cochers, charretiers, fontainiers, etc.).
Le Monument aux Travailleurs Municipaux du Père-Lachaise constitue un témoignage remarquable de l’évolution sociale de la IIIe République. Par son emplacement prestigieux, sa qualité artistique et sa portée symbolique, il élève les travailleurs modestes au rang des grands hommes, incarnant l’idéal républicain d’égalité et de reconnaissance du mérite.
Œuvre conjuguée de l’architecte Charles-André Duprez et du sculpteur académique Denys Puech, ce monument allie excellence artistique et fonction commémorative, tout en servant d’instrument urbanistique pour valoriser un emplacement stratégique du cimetière.
Aujourd’hui encore, le monument demeure un lieu de mémoire actif, perpétuant le souvenir de 78 agents municipaux décédés en service entre 1891 et 1985, et symbolisant la reconnaissance éternelle de la Ville de Paris envers tous ses serviteurs victimes du devoir.

[En Cours]Miguel Angel ASTURIAS
Description de la tombe:









Emplacement:
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Tombes proches:
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