Après avoir échappé aux inévitables invitations à manger de la langouste, proposées par les rabatteurs qui se trouvaient sur le bac, nous partons au hasard dans les rues de l’île.
Nous avons du arriver vers midi après 45 minutes de traversée sur ce bac. Très peu d’animation.
Dans l’artère principale, n’y a que des écoliers dans leurs uniformes bordeaux qui regagnent la maison familiale.
Le village de pêcheurs est silencieux. Au sol, des dalles soigneusement jointes, la rue est bordée de maisons simples, en bois, les façades ont été peintes de couleurs vives mais harmonieuses.
Nous apprécions cette pause après avoir parcouru des kilomètres ces derniers jours dans Santiago de Cuba, une ville étouffante de chaleur et terriblement pentue.
Nous sommes là dans un écrin de verdure, et au loin, au dessus des maisons en bord de mer nous apercevons la mer, la baie de Santiago, le dégradé des montagnes à l’horizon.
Cayo Granma est un îlot qui se trouve dans la baie de Santiago de Cuba.
On y accède par un bac. Nous avons négocié avec un taxi pour nous rendre sur le lieu de l’embarquement. Les traversées étaient peu nombreuses. Il nous a fallu calculer juste pour notre retour.
Nous allions sur Granma à la suite d’un conseil sans trop savoir ce qui nous attendait sur place. Par crainte d’être déçus, de perdre notre temps nous avons pris la décision de prendre le premier bac qui retournerait à Santiago et donc de passer le minimum de temps sur l’îlot
La traversée est sympathique, suffisamment lente pour apprécier les paysages vallonnés de la baie de Santiago. Nous la faisons en compagnie d’écoliers qui se prêtent volontiers à quelques portraits.
Vieille dame à sa porte. Une nouvelle série de photos consacrée aux habitants de Cayo Granma réalisée après le Carnaval de Santiago de Cuba auquel nous avons assisté en juillet 2006.
Je reviendrai sur Cayo Granma pour des notes à paraitre courant mai, avant ou après le Carnaval de Santiago suivant l’avancement des montages vidéos.
Vous pouvez consulter mes notes de 2006 en attendant. (ici)
Un reportage Photo & Vidéo sur: la Passion du Christ à Acanceh (Mexique)
Sur ce blog, seulement 6 à 7% des visiteurs reviennent régulièrement. Ces courtes présentations sont là pour inciter les autres à découvrir mon travail et suivre les liens que je propose. 767 MEGAS de données vidéos et photos à découvrir…
Reportage sur un village qui reconstitue chaque année avec la participation de ses habitants, une Passion du Christ très crédible. Rencontre avec la ferveur catholique des Mayas.
Notre première vraie rencontre avec la Santeria et un Babalawo
Encore une de ces rencontres que nous faisons, fruit du hasard et de notre disponibilité. Au retour du Carnaval de Santiago de Cuba, nous nous sommes arrêtés pour une journée et demi à Trinidad que nous commençons à bien connaître et où nous aimons parcourir les ruelles et finir de visiter les monuments.
Nous nous faisons accoster par le Babalawo pour tout autre chose que la Santeria, quelques paroles échangées et j’accepte de le suivre chez lui, où il nous laissera en compagnie de sa femme et de leur petite fille, le temps d’aller me chercher ce que j’allais lui acheter. ( les curieux me demanderont par courrier, je préfère, ici, rester évasif)
Pendant son absence nous faisons connaissance avec sa femme, la petite fille et le dernier né. Quelques photos avec la petite fille qui nous regarde avec ses grands yeux noirs étonnés. Dans la maison, il y a des choses que nous voyons qui nous font nous interroger. Tout porte à croire que ces gens sont des adeptes de la Santeria. Dans des niches sur les murs ou par terre, il y a des choses évidentes. des ossements, une aile d’oiseau, des pots avec des symboles. L’antre d’un sorcier pour qui ne connaîtrait pas la Santeria
Nous posons la question à l’épouse qui nous informe que son mari est un babalawo, un terme qui pour nous est tout nouveau. Dans cette religion il est une sorte de prêtre. Elle nous parle de ses activités, voit que nous sommes attentifs à ces réponses. Nous n’attendons plus qu’une chose maintenant: le retour de son mari pour aller plus loin.
Nous ne savons pas encore que cette découverte va perturber notre séjour à Trinidad, que nous passerons avec lui un peu plus de trois heures dans la soirée, et nous aurons tous les deux ensuite un rendez vous le matin pour la même durée, qui nous laissera à peine le temps de clore nos valises et nous rafraîchir avant de prendre le bus peu après midi pour rejoindre La Havane.
J’aurai la chance de filmer l’intégralité des séances qui auront lieu au pied du lit du couple. Le Babalawo ne s’y oppose pas. Après montage il m’en reste 1H30 d’annonces fascinantes faites par quelqu’un qui ne nous connaissait pas. Anny pendant cette séance a connu des moments d’émotions quand il lui parlait parfois sans nuances de sa vie, de la maladie, de sa vie professionnelle, de ses relations, de notre propre relation.
Comme il nous le disait pendant les séances, » Ce que je vous dis vaut pour le futur,le passé ou le présent » Je dois avouer que certaines annonces se sont avérées exactes pour nous deux. Certaines ont à peine attendu la fin du séjour pour se réaliser. Les vidéos qui suivront mélangent plusieurs langues qui nous permettront de communiquer avec le Babalawo et parfois l’aider à nous préciser sa pensée malgré la qualité de son espagnol. Avec lui nous parlerons anglais ou espagnol. Parfois Anny qui parle aussi bien l’espagnol que sa langue natale, me traduira en français les expressions du Babalawo qu’elle pense que je ne comprends pas. Je pense que vous pourrez suivre sans problème sauf les phases de son rituel dans une langue que nous ne sautons pas identifier. Mémoire de langues africaines?
Prêts à m’accompagner pour quelques notes et prédictions?